Happy birthday Dwayne Johnson ! Alors que la superstar fête aujourd’hui ses 46 ans, retour sur le parcours qui l’a mené des rings de la WWE aux sommets du box-office cinématographique.

L’Amérique aime les belles histoires, et l’industrie du cinéma ne fait pas exception. Combien de perdants magnifiques ont réussi l’espace d’un instant – ou davantage encore – à briller sous le feu des projecteurs et à triompher en dépit de tous les pronostics ?

L’histoire de Dwayne Johnson n’est pas celle d’un destin écrit à l’avance, mais celle d’un conquérant affamé, prêt à tous les sacrifices pour parvenir à ses fins. Devenu catcheur après qu’une grave blessure l’ait empêché de faire carrière dans le football américain, puis reconverti acteur hollywoodien, il a su gravir tous les échelons pour devenir le numéro 1 de son domaine, comme l’avait fait avant lui Arnold Schwarzenegger, frêle enfant autrichien devenu Mister Univers, Terminator puis gouverneur de Californie en l’espace de trois décennies.

Le parallèle établi entre les deux stars du cinéma d’action n’est d’ailleurs pas innocent lorsque l’on sait que Dwayne Johnson a évoqué à plusieurs reprises la possibilité qu’il se lance un jour dans une carrière politique, et pourquoi pas à la conquête de la Maison-Blanche : en digne héritier de Schwarzenegger, il possède néanmoins un avantage sur son aîné, celui d’être né citoyen américain (bien que naturalisé depuis 1983, “Schwarzy” ne peut briguer de mandat présidentiel, car cela lui est interdit par la constitution).

Comment Dwayne Johnson est-il parvenu à devenir la star de cinéma la plus influente au monde ? Les raisons sont multiples mais une chose est en tout cas sûre : rien n’est dû au hasard.

Son charisme

Lorsqu’il était encore catcheur, Dwayne Johnson se démarquait des autres stars de la WWE tant pour ses capacités hors normes sur le ring que pour ses talents de showman au micro lors des séquences de promotion : on ne pourrait lister toutes les catchphrase prononcées au cours de sa carrière, mais citons juste pour la plaisir son emblématique cri de guerre “Can you smell, what The Rock is cooking” (ndlr : expression sans équivalent, qu’on se risquerait à traduire en français par “Est-ce que tu vois venir ce que le Rock est en train de préparer ?).

C’est donc sans grande surprise que lors de ses premières années à Hollywood, Dwayne Johnson a repris cette attitude de bourrin rouleur de mécaniques dans une flopée de films sans âme : Bienvenue dans la jungle, Doom, Faster, Tolérance Zéro… Au fil des années, il  parvient à s’impose comme un acteur d’action de premier plan mais peine à décrocher le statut de A-Lister, faute de vrai succès au box-office. Parallèlement à cela, sa tentative de conquérir le cinéma d’auteur échoue lamentablement, après l’accueil catastrophique réservé à Southland Tales lors de sa projection au Festival de Cannes en 2006.

Après avoir enchaîné plusieurs comédies familiales oubliables (Maxi Papa et Fée malgré lui) puis une apparition clin d’oeil mémorable dans Very Bad Cops, son rôle dans Fast & Furious 5 lui ouvre enfin les portes du succès, à tel point qu’il parvient peu à peu à s’emparer des clés de la franchise dont il devient l’une des têtes d’affiche.

Une ascension fulgurante qui n’est pas du goût de Vin Diesel, à tel point que les deux superstars règlent leurs comptes sur la place publique et ne partagent depuis plus la moindre scène en commun dans les Fast & Furious. Qu’à cela ne tienne puisqu’un spin-off sur le personnage de Dwayne Johnson verra prochainement le jour, sous la direction de David Leitch, le réalisateur de Deadpool 2.

Autre exploit, celui du carton engendré par Jumanji : Bienvenue dans la jungle. Attendu comme la peste par les fans du premier volet porté par le regretté Robin Williams, cette suite sortie le 20 décembre dernier sur nos écrans a en effet récolté plus de 900 millions de dollars à travers le monde, et ce malgré des critiques mitigées.

Au total, ce sont plus de 3 milliards de billets verts qui ont été récoltés par Dwayne Johnson sur l’ensemble de sa carrière. A titre comparatif, Vin Diesel n’en a récolté à ce jour “que” 2,8 milliards.

Son nom fait vendre

Un autre tournant majeur de sa carrière a probablement été sa décision de “redevenir” Dwayne Johnson. Surnommé The Rock durant ses années à la WWE (en hommage à son père Rocky Johnson), il conserve dans un premier temps ce patronyme dans les films où il apparaît, ce qui est à la fois un avantage mais également un inconvénient : il s’assure certes la fidélité de ses fans de la première heure, mais s’éloigne par la même occasion du public qui ne considère pas qu’un catcheur puisse faire carrière dans le cinéma. De ce fait, son image de sportif reconverti acteur va lui coller à la peau pendant de nombreuses années.

Crédité au générique de ses films comme “The Rock”, puis comme “Dwayne “The Rock” Johnson”, il est redevenu depuis 2010 Dwayne Johnson dans l’ensemble des films qu’il a tournés. Et bien lui en a fait, puisqu’il s’agit du moment précis où sa carrière a véritablement décollé et qu’il s’est emparé du statut de maître incontesté du box-office. Pour résumer, c’est à cet instant précis que Dwayne Johnson s’est fait un nom… le sien.

Car comme l’a analysé le spécialiste américain du box-office Jeff Bock dans les colonnes de Variety, Dwayne Johnson est désormais la seule star au monde capable de vendre des films sur la base de son seul nom, et non à travers les franchises dans lesquelles il apparaît : ‘Il n’y plus grand monde qui puisse désormais accomplir cela. Si quelqu’un d’autre avait joué dans Rampage, cela aurait été un miracle de récolter 20 millions de dollars au box-office (ndlr : le film a dépassé les 300 millions de recettes dans le monde). Cela donne une idée de son influence sur les chiffres du box-office.”

Un succès d’autant plus mérité qu’il découle d’une stratégie imaginée par Dwayne Johnson en personne, ainsi qu’il l’a expliqué sur son compte Instagram : “Il y a quelques années, les films de super-héros se sont emparés d’Hollywood, et je ne recevais plus aucun scénario. J’ai alors réalisé que si je voulais atteindre le sommet de la montagne et m’assurer un succès sur la durée, il m’était alors nécessaire de construire ma propre marque et d’être intimement connecté aux gens à travers le monde. A l’évidence, il m’était impossible de le faire en tant que super-héros, mais cela me semblait en revanche possible de le faire en tant qu’être humain. Moi, Dwayne Johnson. Ce grand bonhomme, avec ses tatouages et tout ça.”

Son énergie

Pour conquérir Hollywood, Dwayne Johnson s’est impliqué sur tous les fronts, et ce avec une énergie hallucinante. Acteur, producteur, homme d’affaires à succès et athlète de haut niveau, ses journées sont de véritables marathons où s’enchaînent à un rythme effréné ses séances à la salle de sport, ses réunions avec les partenaires de sa société Seven Bucks, ses meetings avec les équipes marketing des studios, les tournages de ses films ou encore leur promotion aux quatre coins de la planète. C’est bien simple, Dwayne Johnson est partout, et il ne se repose jamais !

Certes, sa condition physique est optimale, et son train de vie ne laisse que peu de place aux excès. Mais force est de constater que le rythme soutenu des journées de Dwayne Johnson n’est sûrement pas étranger à ses succès au box-office, tout comme la disponibilité dont il fait preuve envers ses fans, et ce de manière constante. Dernièrement encore, une jeune étudiante le contactait via les réseaux sociaux pour l’inviter à son bal de promo. Dans l’indisponibilité de s’y rendre, Dwayne Johnson n’a pourtant pas voulu laisser tomber sa jeune fan, et a décidé de privatiser le cinéma de sa ville pour que cette dernière puisse aller voir son nouveau film Rampage avec tous ses amis.

Plus qu’un simple acteur en quête de reconnaissance, Dwayne Johnson est un compétiteur né, aussi exigeant avec lui-même qu’avec ses collaborateurs. Le 15 février 2018, il rendait hommage à l’équipe marketing des studios Warner Bros. et délivrait à cette occasion la recette de son management : “Je suis quelqu’un de gentil, mais je suis également très compétitif. Et c’est ce que j’attends de la part de mes brillants partenaires. Être à fond dans la compétition, et efficace dans l’exécution, car au bout du compte, on va peut-être tout gagner ou se faire botter les fesses, mais la soif de victoire est la seule clé du succès.”

Sa stratégie numérique

Dans son autobiographie Total Recall, Arnold Schwarzenegger révélait sa méthode pour choisir ses films; lorsqu’on lui pitche une histoire, il ne demande pas à lire le scénario ni à obtenir le nom du réalisateur choisi par le studio, mais quelque chose de beaucoup plus simple : lui décrire l’affiche du film. Et c’est sur la base de la réponse qui lui est donnée qu’il décide ou non de participer au projet.

Ce contrôle absolu de l’image, la sienne mais également celle de ses films, est devenu l’une des signatures de son successeur Dwayne Johnson, grâce notamment à son utilisation des réseaux sociaux. Très actif (il compte 104 millions d’abonnés sur Instagram, et 12,9 millions sur Twitter), le comédien utilise à son avantage les technologies pour communiquer en direct avec son public. Ainsi, il poste à un rythme quotidien des vidéos de ses entraînements, de ses tournages, de ses voyages promotionnels mais également de ses rencontres avec les fans.

A l’aise dans ces nouveaux formats numériques qui parlent aux plus jeunes générations, Dwayne Johnson s’assure ainsi de rester au goût du jour, mais ne délaisse pas pour autant les canaux plus traditionnels (apparitions dans les talk-shows phares des chaînes américaines, présence sur les tapis rouges de ses films). Bref, grâce aux réseaux sociaux, Dwayne Johnson est partout à la fois et touche à travers un seul post des millions de fans à travers le monde.

C’est également par ce biais qu’il a pu prendre en main la promotion de ses projets, qu’il assure des toutes premières étapes de développement (lecture du scénario, entraînement physique, recrutement des autres acteurs du film ainsi que du réalisateur), qu’il accompagne tout au long du tournage à travers une sorte de journal vidéo puis lors des dernières étapes telles que la post-production ou encore les réunions de marketing. Les films de Dwayne Johnson existent donc avant même d’être tournés, et leur promotion commence et s’achève sur son compte Instagram.

Compétiteur né, Dwayne Johnson est également un joueur collectif qui n’hésite pas à mettre la lumière sur ses partenaires, qu’il s’agisse des autres stars de ses films, mais également des métiers de l’ombre (producteurs, conseillers techniques, acteurs de performance capture comme dans Rampage etc.). Sans oublier bien évidemment ses fans, la pierre angulaire de toute sa stratégie de communication.

Silly grateful mood as you’ve just made RAMPAGE the #1 MOVIE IN THE WORLD for the 2nd week in a row. Years ago when superhero movies took over Hollywood and I wasn’t getting superhero scripts, I realized that if I had any shot at reaching the top of the mountain with staying power and long term success – then my strategy was to build my brand and personally connect with the people around the world. Obviously, I couldn’t connect with people as a superhero, but I could as a human being. Just me, Dwayne Johnson… big ol’ brown bald head, tattoos and all. 15yrs later, here I am. Beyond grateful for the global love and support. And I’ll always make movies for you – the world – to enjoy. Love y’all, proud of our connection and thank you again. Enjoy RAMPAGE and my very questionable karaoke skills. #1MovieInTheWorld 🎤 🌍 🤟🏾

Une publication partagée par therock (@therock) le 21 Avril 2018 à 12 :50 PDT

En pleine préparation de son prochain film Jungle Cruise, dont il donne régulièrement des nouvelles sur son compte Instagram, Dwayne Johnson ne manque pas de projets à venir : Hobbs & Shaw, le spin-off de Fast Furious, la suite de Jumanji : Bienvenu dans la jungle ou encore Black Adam, qui marquera ses grands débuts dans l’univers DC Comics sont tant de films qui devraient lui permettre de conserver son statut de numéro 1 au box-office pendant quelques années encore… avant de devenir le 46e président des Etats-Unis ?

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