Présenté en compétition lors du 71ème Festival de Cannes, Le Livre d’image, nouveau film de Jean-Luc Godard, a eu droit à la traditionnelle conférence de presse avec son réalisateur… qui était là… sans être là !

Jean-Luc Godard est décidément un cinéaste atypique ! À 87 ans, le réalisateur de Pierrot le fou et À bout de souffle est à nouveau en compétition sur la Croisette avec Le Livre d’image, 4 ans après avoir glané le Prix du Jury pour Adieu au langage.

En ce 12 mai 2018, Godard avait décidé de répondre aux questions des journalistes directement via face time, le franco-suisse n’aimant pas se déplacer et n’accordant que de très rares interviews. L’événement était donc à la fois historique et saugrenu. À travers un téléphone tenu à bout de bras par une personne de l’organisation du Festival, le metteur en scène commence à s’exprimer avec une voix chevrotante. “On dirait un bruit de mitrailleuse”, fait remarquer Godard en parlant du bruit des appareils photos immortalisant la scène.

Lunettes vissées sur le nez et cigare aux lèvres, Godard apparaît souriant. “Ça va”, lance-t-il à un premier journaliste lui posant la question. Pour l’occasion, Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, était présent. Durant 45 minutes, des reporters du monde entier vont se succéder devant le téléphone pour poser une question au légendaire réalisateur, chef de file de la Nouvelle Vague. Des images insolites et très rares dans l’Histoire du Festival.

Le réalisateur du Mépris a ainsi donné une drôle de conférence, apparaissant sous un jour nouveau, offrant une image relativement émouvante, révélant un pan inédit de sa personnalité. “Un film est fait pour montrer ce qui se fait, et c’est le cas de la plupart des films qui sont à Cannes cette année et comme les années précédentes… Mais très peu de films sont faits pour montrer ce qui ne se fait pas. J’espère que le mien aidera un peu à montrer ou à penser à ce qui ne se fait pas.”

Godard est également revenu sur les événements de Mai 68, non sans une certaine pointe de nostalgie. L’atmosphère est détendue dans la salle de presse, JLG nous gratifiant de sa verve franche et acerbe, non dénueé.d’une pointe d’humour. Pour le montage du Livre d’image, j’ai vu en quatre ans plus de films que Thierry Frémaux en a vus pour établir sa sélection”, ironise le metteur en scène, sous le regard bienveillant du délégue général. Va-t-il continuer à faire des longs-métrages ? “Oui, si je peux”, déclarera-t-il.

POUR VISIONNER LA CONFÉRENCE EN ENTIER

 

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