Le cinéma américain a toujours raffolé des success-stories. Mais, depuis quelques années, il se passionne pour celles qui déroulent l’ascension de ses plus grandes marques et racontent l’histoire incroyable des entrepreneurs qui se cachent derrière.

1. Aux bons soins du Dr Kellogg (1994)
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Anthony Hopkins dans la peau du Dr Kellogg, le roi du bien-être du début du XXème siècle.
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© 1994 Per-Fo Pictures Corp. All Roghts Reserved.

McDonald’s… Par Le Fondateur

Porté par Michael Keaton, Le Fondateur est le dernier film en date à s’intéresser à la naissance d’une des plus grandes marques américaines : McDonald’s. Bizarrement, cette histoire qui rappelle celle des start-ups contemporaines de la Silicon Valley, comme Facebook et Apple, n’avait jamais été racontée par le cinéma bien qu’elle se soit déroulée 50 ans avant.

Avant de devenir un empire, la chaîne de fast-food la plus connue au monde a commencé par un simple restaurant. Derrière les fourneaux, deux frères aux idées innovantes, Richard et Maurice McDonald, qui ont inventé le service rapide, une carte restreinte en plats, une qualité jamais défaite et des prix bas.  Leur histoire aurait pu s’arrêter là. Sauf que les McDonald voient entrer dans leur vie un commercial en déroute qui entrevoit dans leur concept l’idée la plus géniale qu’il ait vue. Avec l’accord des frères, Ray Kroc se met à franchiser la marque dans tout le pays. Jusqu’à vouloir s’en emparer totalement.

A l’image d’Apple racontée dans Steve Jobs, née des très différents Steve Jobs et Steve Wozniak, deux visages de l’entreprenariat et de la création s’entrechoquent aussi dans Le Fondateur. Pour aller au fond de cette histoire de capitalisme et d’idée “volée”, le producteur Don Handfield a rencontré le petit-fils de Dick McDonald. Heureux que quelqu’un veuille enfin raconter la véritable histoire des McDonald, la famille a fourni à l’équipe images d’archives, photos, lettres et enregistrements.

Si le film remet enfin sur le devant de la scène les vrais inventeurs du concept, la marque McDonald’s ne devrait pas en pâtir. Selon Don Handfield, en renouant avec son passé, la marque pourrait même retrouver grâce au film sa légende d’autan, comme il l’explique dans le communiqué de promotion livré à la presse :

“Je pense que lorsque le public découvrira l’histoire de McDonald’s, cela redonnera une dimension humaine à l’entreprise (…) perdue au cours des cinquante dernières années (…) Le groupe pourrait être déstabilisé par la perspective d’un film sans concession sur Ray Kroc, mais je pense que les salariés seront satisfaits. À chaque fois que je passe devant un McDonald’s aujourd’hui, je ne vois pas la gigantesque entreprise qui propose du fast-food. Je vois plutôt deux frères qui s’aimaient et qui voulaient offrir aux familles des plats rapides peu chers et de bonne qualité”.

Facebook… Par The Social Network

“Un film sur Facebook ? Mais quelle blague, quelle horreur !” C’est un peu ce que l’on s’est tous dit en apprenant la nouvelle. Puis, on a vu ce que David Fincher et Aaron Sorkin en avaient fait et notre avis a radicalement changé. Multi récompensé, encensé par la critique, The Social Network est aussi le premier long-métrage à s’intéresser de cette façon à l’univers de la haute technologie et à la Silicon Valley.

Adapté du livre de Ben Mezrich, The Accidental Billionaires, le film raconte évidemment comment le réseau social le plus puissant au monde est né à Harvard, comment cette naissance a été disputée entre Mark Zuckerberg et les jumeaux Winklevoss, puis l’ascension fulgurante de Facebook à travers le monde. Mais, ce faisant, Fincher et Sorkin s’attaquent à ce qui les intéresse vraiment : la personnalité troublante, les méthodes et la manière dont son jeune créateur aborde ses relations avec les autres. Une manière pour eux de faire du grand cinéma en abordant des thèmes comme la jalousie, l’amitié, le pouvoir ou encore la trahison.

Si Eduardo Saverin, l’ami présent depuis les débuts qui a été parachuté en dehors du navire par Zuckerberg, a servi de consultant au livre de Mezrich, The Social Network est évidemment une adaptation libre de la vie du petit génie d’Harvard. Facebook n’a jamais eu son mot à dire quant au film de Fincher et Zuckerberg n’a, quant à lui, jamais caché qu’il aurait préféré que ce film ne voit jamais le jour, stipulant que l’histoire n’était pas du tout fidèle à ses souvenirs.

Apple… par Jobs et Steve Jobs

Séparés de seulement trois années, Jobs avec Ashton Kutcher et Steve Jobs avec Michael Fassbender ne pouvaient pas être plus éloignés l’un de l’autre. Il faut dire que les débuts de la micro-informatique et surtout ceux d’Apple, qui est la deuxième marque la plus puissante au monde après Google, ne pouvaient qu’intéresser le cinéma. Mais, ce qui l’a carrément fasciné, c’est celui qui l’a entraînée à ses sommets, celui qui en a fait une marque unique, suivie par des millions de fans, un entrepreneur aussi charismatique que terrible, Steve Jobs.

Dès 1999, un téléfilm, Les Pirates de la Sillicon Valley, avait déjà exploré Steve Jobs et sa célèbre pomme ainsi que les créateurs de Microsoft. Sorti en 2013, Jobs a choisi de dérouler l’histoire du célèbre entrepreneur de manière classique, en partant de 1974, ses années fac, à 2001, le lancement de l’Ipod. Pour ce faire, l’équipe s’est basée sur des recherches et des interviews accordées par Steve Jobs au cours des années. Mal accueilli par la critique, le film s’est également vu accuser d’inexactitudes.

Sorti en 2016, Steve Jobs de Danny Boyle a choisi de raconter l’entrepreneur en sortant des chemins du biopic classique. Adapté de la biographie autorisée de Walter Isaacson, le film a été écrit par celui qui avait déjà couché sur papier sa version de Mark Zuckerberg, Aaron Sorkin. Ensemble, le réalisateur et le scénariste ont choisi de raconter Jobs en suivant les coulisses mouvementées de trois lancements de produits Apple, le Macintosh (1984), le NeXTcube (1988) et l’iMac (1998). Ils déroulent ainsi 14 ans de la vie de Jobs, en captant sa personnalité, ses ambiguïtés, ses contradictions et les frustrations qu’il a pu engendrer dans son entourage.

Google… Par Les stagiaires

Malgré ce qu’on pourrait croire, Les stagiaires n’est pas une production commanditée par Google. L’idée du film vient directement de Vince Vaughn qui a été fasciné par les conditions de travail de l’entreprise américaine après avoir vu un reportage à la télévision.

Si Les Stagiaires offre une vision positive de la marque, un point largement soulevé par les critiques, c’est donc parce que Vince Vaughn cherchait à faire une comédie optimiste sur le monde du travail et cherchait pour ce faire un terrain de jeu idéal… qu’il a trouvé chez Google. Pour ses deux héros, des quarantenaires redevenant stagiaires à 40 ans après s’être entendus dire qu’ils étaient devenus “obsolètes”, Google est bel et bien l’entreprise idéale. Pour Vaughn, Les Stagiaires est aussi l’occasion de remettre l’idée du rêve américain sur le devant de la scène.  

La marque la plus puissante au monde a accepté de travailler avec les producteurs du film à la condition de garder le contrôle sur la manière dont ses produits seraient dépeints. Selon le réalisateur Shawn Levy, l’entreprise n’aurait pas influencé l’écriture du script et n’aurait été présente que sur des questions d’aspect technique.

Kellog’s… Par Aux bons soins du Dr Kellogg

Avant que le cinéma ne s’attaque aux grandes marques américaines ces dernières années, Alan Parker sortait son Dr Kellogg dès 1994. Très loin d’être un biopic, cette comédie raconte l’histoire du Dr John Harvey Kellogg (Anthony Hopkins quasiment méconnaissable), à qui l’on doit l’invention des célèbres céréales cornflakes, invention qui a ensuite été commercialisée par son frère sous la marque Kellogg’s.

Copiés quasiment instantanément, les frères Kellogg lanceront le boom des céréales en 1900. Mais, si le film d’Alan Parker revient forcément sur cette partie de la vie du Dr Kellogg, il va beaucoup plus loin que l’exploration de la marque. “C’est l’une de mes 75 inventions pour une vie plus saine tout comme le beurre de cacahuète. Le cornflake est mon cadeau à toute la planète !”, explique même ce bon vieux Dr dans le film.

Le film s’intéresse effectivement à la création ultime de Kellogg, dont les céréales ne sont que l’un des éléments : son établissement thermal de Battle Creek. Prônant une vie saine, sans viande, sans sexe et avec force lavements, le sanatorium accueille en son sein tout un tas de patients curieux de ces méthodes innovantes. Et il permet surtout à Alan Parker de se moquer des comportements de l’époque sur tout ce qui concerne la santé et la forme. Le tout avec un casting aux petits oignons, composé de Matthew Broderick, Bridget Fonda ou encore John Cusack !

Les marques les plus puissantes au monde en 2016 (liste réalisée par Brandz). A quelle marque le tour ?

#1
Google
#2
Apple
#3
Microsoft
#4
AT&T
#5
Facebook
#6
Visa
#7
Amazon.com
#8
Verizon
#9
McDonald’s
#10
IBM

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