“En quatrième vitesse” bénéficie d’une ressortie en salles depuis le 31 août. L’occasion de revenir sur cinq anecdotes marquantes de ce classique du film noir réalisé par Robert Aldrich.

En quatrième vitesse de Robert Aldrich

Avec Ralph Meeker, Maxine Cooper, Paul Stewart

De quoi ça parle ? Le détective privé Mike Hammer enquête sur la mort d’une jeune femme qu’il a connue furtivement. Ses investigations le mènent vers des enjeux qui le dépassent. 

1. La genèse du film

Dès le début du projet, Robert Aldrich et le scénariste A.I. Bezzerides ont admis qu’ils n’appréciaient guère le roman “Kiss me deadly” de Mickey Spillane. Le second avait même déclaré avoir seulement gardé le titre et jeté le reste. Il s’est réapproprié l’oeuvre originale, l’a enrichie et l’a rapprochée de l’univers d’Aldrich. Il a écrit le scénario en trois semaines et y a introduit une réflexion sur le mythe de Pandore et l’arme nucléaire. Le film a toutefois repris la violence et la galerie de personnages du livre.

2. Contexte historique

Ce n’est pas un hasard si l’intrigue d’En quatrieme vitesse est centrée autour de la menace nucléaire. Après des guerres successives et le traumatisme d’Hiroshima, le monde est plongé dans l’angoisse et le doute. Le film est tourné en 1954, dans un climat de guerre froide et de peur face à la bombe atomique.

3. Mickey Spillane et Mike Hammer

Le détective privé Mike Hammer est très connu en France. Son créateur, Mickey Spillane, a publié bon nombre de ses aventures aux Presses de la Cité, dans la collection Mystère. C’est un auteur populaire dont les romans ont fait l’objet d’adaptations pour la télévision et le cinéma. Dans les années 80, Stacy Keach a incarné le détective dans des téléfilms et une série qui a connu un grand succès. En 1963, Spillane a interprété lui-même Mike Hammer dans Solo pour une blonde. En 1974, il a également joué dans un épisode de la série télévisée Columbo intitulé Publish or perish.

4. Jack Elam

Jack Elam, qui campe Charlie Max, mènait une carrière de comptable lorsqu’il a été repéré dans une société de production pour laquelle il travaillait. Possédant un physique charismatique et un regard inquiétant, il est rapidement devenu un habitué des rôles de tueurs. Robert Aldrich lui a offert des rôles sur mesure dans Vera Cruz (1954) et En quatrieme vitesse (1955). Bandit patibulaire dans Règlement de comptes à O.K. Corral (1957) de John Sturges, il s’est aussi retrouvé du côté de la loi, comme dans Rio Lobo (1970) d’Howard Hawks.

5. Originalité

En quatrième vitesse possède plusieurs caractéristiques plutôt originales pour l’époque et ayant contribué à en faire un film culte. Parmi elles : une scène d’ouverture d’une rare violence, un personnage principal antipathique, dur et macho, ou encore l’utilisation de la musique à contre-emploi, puisque c’est de la musique classique qui accompagne l’intrigue du long métrage (chose rare dans un film policier).

Le film est projeté dans ces salles 

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