Mercredi sort Le serment de Tobrouk, le dernier film de Bernard-Henri Lévy. Un documentaire sur la guerre en Libye, pays dans lequel le philosophe s’est déplacé en personne pour mieux dénoncer les exactions de Kadhafi et, en toute modestie, sauver le peuple libyen. Une mise en avant qui fait polémique.

A en croire les détracteurs de Bernard-Henri Lévy, sa mise en scène personnelle et permanente dans Le serment de Tobrouk aurait des accents de Martine, l’héroïne de BD. BHL à Benghazi, BHL à Tripoli, BHL dans un cimetière, BHL avec Hillary Clinton, BHL avec Nicolas Sarkozy, BHL et son grand manteau, BHL prend le micro devant la foule, BHL au téléphone… BHL est de tous les plans, de toutes les séquences de son nouveau documentaire. Il n’en fallait pas plus aux détracteurs du philosophe pour se déchaîner contre lui et créer une polémique qui finit par occulter le propos et le sujet du film: l’horreur de la guerre en Libye.

On ne peut pas reprocher à Bernard-Henri Lévy d’être resté confortablement installé dans son bureau parisien ou sur les banquettes du café de Flore, où il a ses habitudes, pour donner des leçons et dire aux politiques, à Nicolas Sarkozy en particulier, ce qu’il fallait faire pour sauver le peuple libyen et mettre un terme au conflit. BHL a décidé de partir sur le terrain, considérant le danger que cela implique, avec le photographe Marc Roussel qui a en fait filmé la croisade du philosophe.

Comme il le dit lui-même dans le film, il souhaite par sa démarche intervenir et peser de tout son poids d’homme d’influence dans le conflit libyen pour parvenir enfin à réaliser ce qu’il n’avait pas réussi à faire avec la Bosnie et l’Afghanistan: convaincre les présidents de la République de mettre tous les moyens en œuvre pour sauver un pays et un peuple pour, au final, écrire sa propre histoire.

Samedi soir, dans On n’est pas couché, Audrey Pulvar n’a pas hésité à dire tout le mal qu’elle pensait de ce film et de son bien-fondé. «On ne voit que vous. Vous masquez le peuple libyen dans ce film et, notamment, ce qui est dommage, c’est qu’on sent très bien que ce film est là pour convaincre les sceptiques que vous avez vraiment fait ce que vous avez fait» lui a-t-elle opposé avant de se moquer: «On a des plans magnifiques sur votre poitrine, sur votre bronzage, sur votre chevelure et quand on a des interviews, c’est « Bernard-Henri Lévy était là » ».

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François Margolin, le producteur du Serment de Tobrouk, prend la défense du réalisateur dans Le Nouvel Obs. Selon lui, «être à l’écran est une force. Cela n’a rien à voir avec une quelconque pudeur que de se cacher, de mettre un autre en avant, un autre pour le commentaire, de prendre un faire valoir pour éviter de se mettre en avant. Disons que cela aurait plutôt à voir avec de l’hypocrisie. Une façon de ne pas assumer son point de vue. Or, les grands films sont ceux qui assument le point de vue de leur réalisateur». Les spectateurs pourront se faire leur propre avis dès le mercredi 6 juin.

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