Treize jeunes adultes tétraplégiques peuvent désormais se nourrir, boire un verre, se brosser les dents ou écrire. A l’origine de ce petit miracle: une nouvelle technique chirurgicale qui relie les nerfs fonctionnels aux nerfs blessés pour rétablir le contrôle des muscles paralysés.

Treize tétraplégiques ont pu à nouveau se servir de leurs bras pour certaines actions, grâce à une technique de transfert de nerfs qui peut s'ajouter aux transferts de tendons déjà utilisés dans le même but.

Sommaire

  1. Permettre à des tétraplégiques d’utiliser leurs bras
  2. Une technique prometteuse à plus d’un titre

Permettre à des tétraplégiques d’utiliser leurs brasL’étude a recruté 16 jeunes adultes (âge moyen de 27 ans) atteints d’une lésion de la colonne vertébrale traumatique et précoce (moins de 18 mois après la lésion), le plus souvent après des accidents de la route ou des blessures sportives. Tous ont bénéficié d’une technique de transfert de nerveux simples ou multiples dans l’un des membres supérieurs ou dans les deux membres supérieurs pour rétablir l’extension du coude, la préhension, le pincement et l’ouverture des mains.L’opération a consisté à prélever des nerfs liés à des muscles toujours fonctionnels situés au-dessus de la blessure, et les lier aux nerfs de muscles paralysés au-dessous de la blessure, afin de “ranimer” ces derniers. Au total, 59 transferts nerveux ont été effectués chez 16 participants. Chez 10 participants, les transferts nerveux ont été combinés aux transferts de tendon pour améliorer la fonction de la main.Résultat : deux ans après la chirurgie et après une rééducation intensive, 13 participants tétraplégiques ont été en mesure de tendre le bras devant eux et d’ouvrir leur main pour saisir et manipuler des objets. Cette technique a amélioré leur capacité à propulser leur fauteuil roulant et à se transférer dans leur lit ou dans une voiture. Ils peuvent désormais effectuer des tâches quotidiennes telles que se nourrir, se brosser les dents et se coiffer, se maquiller, écrire, manipuler de l’argent et des cartes de crédit, et utiliser des outils et des appareils électroniques.

En revanche, quatre transferts de nerfs réalisés sur trois patients n’ont pas réussi. Les chercheurs soulignent donc que d’autres recherches seront nécessaires avec davantage de patients, pour déterminer le type de personnes sur lesquels cette technique est la mieux à même de réussir. Enfin, deux autres patients n’ont pu être suivis après avoir été opérés et un dernier est décédé, sans lien avec l’opération.Une technique prometteuse à plus d’un titreMême s’il s’agit d’un échantillon réduit de blessés, les chercheurs affirment que les transferts nerveux constituent une avancée majeure dans la restauration de la fonction des mains et des bras et constituent une autre option chirurgicale sûre et fiable pour les personnes atteintes de tétraplégie. “Nous pensons que la chirurgie du transfert nerveux offre une nouvelle option intéressante, offrant aux personnes atteintes de paralysie la possibilité de reprendre des fonctions du bras et de la main pour effectuer des tâches quotidiennes, accéder à une certaine indépendance et participer plus facilement à la vie familiale et professionnelle“, a déclaré le Dr Natasha van Zyl, chirurgienne à Melbourne et auteure principale de l’étude. Traditionnellement, la fonction des membres supérieurs est reconstruite à l’aide d’une chirurgie de transfert de tendon, au cours de laquelle des muscles toujours actifs, mais conçus pour une autre fonction, sont réinstallés chirurgicalement pour permettre le travail des muscles paralysés. A l’inverse, cette technique de transferts nerveux permet la réanimation directe du muscle paralysé lui-même. De plus, les transferts nerveux peuvent réanimer plus d’un muscle à la fois, nécessitent une période d’immobilisation plus courte après la chirurgie et évitent les problèmes liés à la chirurgie de transfert de tendon (tension du tendon pendant la chirurgie et défaillance mécanique – étirement ou rupture après la chirurgie).En dépit de ces réalisations, la chirurgie de transfert nerveux a encore certaines limites. Pour de meilleurs résultats, les transferts nerveux doivent idéalement être effectués dans les 6 à 12 mois suivant la lésion. En outre, il peut s’écouler des mois après le transfert nerveux pour que la repousse nerveuse dans le muscle paralysé se produise et pour que de nouveaux mouvements apparaissent, et plusieurs années avant que la force maximum soit atteinte. Cependant, les auteurs notent que l’un des avantages des transferts nerveux est que la plupart des mouvements non restaurés avec succès par les transferts nerveux peuvent toujours être restaurés à l’aide des transferts tendineux.”On connaît la technique du transfert de nerfs depuis longtemps, mais cela n’a jamais vraiment été utilisé pour les lésions de la moëlle épinière auparavant“, a expliqué à l’AFP Natasha van Zyl. “Le message à tous les patients au monde qui souffrent d’une lésion à la moëlle épinière et à tous les soignants qui les traitent, c’est: il est possible de restaurer les fonctions de la main et du coude.  Pour ces patients, pouvoir se servir de sa main est la priorité numéro 1, avant le fait de marcher ou de restaurer les fonctions sexuelles“.Ce type d’intervention “ne restaure pas cette fonction au niveau où elle était avant la blessure“, a toutefois souligné un spécialiste qui n’a pas participé à l’étude, le Dr Mark Dallas de l’université de Reading (Angleterre).Click Here: kanken kids cheap

NewSimulationShoes News

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *