L’exposition aux phtalates durant l’enfance pourrait perturber la fonction thyroïdienne des filles dès l’âge de trois ans, selon une nouvelle étude de l’université Columbia (États-Unis).

Sommaire

  1. Les leçons du plomb ont été tirées
  2. Les femmes sont plus sensibles aux perturbations thyroïdiennes
  3. Les parents de jeunes enfants doivent être vigilants

Cette étude, menée par une équipe de la Mailman School of Public Health, examinait le lien entre la fonction thyroïdienne chez l’enfant et l’exposition aux phtalates.Présents dans les produits de consommation courante, par exemple certains matériaux de bricolage et shampooings, les phtalates se nichent également dans les produits destinés aux enfants, notamment les jouets en plastique.Les chercheurs ont mesuré la quantité de cinq phtalates et deux hormones thyroïdiennes chez 229 femmes pendant la grossesse et leurs 229 enfants à l’âge de trois ans.Ils ont constaté que chez les filles seulement, un niveau plus bas de thyroxine libre (FT4), une hormone thyroïdienne, était associé à la présence de métabolites de phtalate de mono-n-butyle (MnBP), phtalate de mono-2-isobutyle (MiBP), phtalate de monobenzyle (MBzP), et phtalate de monoéthyle (MEP).La quantité de FT4 baisse lorsque la thyroïde – qui agit comme “le maître-contrôleur du développement cérébral”, selon Pam Factor-Litvak, auteure principale de l’étude – a du mal à fonctionner.Les leçons du plomb ont été tiréesToutefois, les chercheurs ont été surpris de découvrir que l’exposition prénatale à un métabolite du phtalate de di-2-éthylhexyle (DEHP) était associée non pas à une plus faible mais à une plus haute concentration de FT4, ce qui suggère que les phtalates affectent la fonction thyroïdienne différemment selon l’âge auquel on y est exposé.”Les perturbations thyroïdiennes découvertes dans cette étude, même si elles entrent dans la fourchette normale, pourraient expliquer certains problèmes cognitifs que nous constatons chez les enfants exposés aux phtalates, et nous étudions actuellement ce sujet. Comme le plomb nous l’a appris, même une exposition faible peut avoir de grandes conséquences.“Les femmes sont plus sensibles aux perturbations thyroïdiennesLes femmes étant plus sensibles aux perturbations thyroïdiennes que les hommes, elles pourraient potentiellement être également plus sensibles aux produits chimiques perturbateurs de la thyroïde, même dès la petite enfance, ce qui expliquerait pourquoi ce lien entre l’exposition aux phtalates et la diminution de l’activité thyroïdienne a été constaté chez les filles et non chez les garçons.Les parents de jeunes enfants doivent être vigilantsBien que les chercheurs n’aient pas trouvé de preuve manifeste de l’effet des phtalates dans l’utérus sur la fonction thyroïdienne des enfants âgés de trois ans, ils ajoutent néanmoins que la fonction thyroïde maternelle pourrait avoir été affectée. Cependant, cet effet n’a pas été mesuré dans l’étude.De précédentes études de la Mailman School of Public Health avaient déjà découvert des liens entre l’exposition prénatale aux phtalates et un risque de diminution du

QI à l’âge de sept ans, d’

asthme infantile, et de problèmes de développement mental et moteur chez les enfants non encore scolarisés. Pam Factor-Litvak conseille aux parents de jeunes enfants d’éviter d’utiliser “des produits contenant des phtalates, notamment le shampooing, le vernis à ongles et les sols vinyle“.Click Here: Rugby league Jerseys

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