Parce que le risque de rechute peut aller jusqu’à 43%, une campagne d’information a été lancée le 21octobre à quelques jours de la 11èmeJournée mondiale contre l’AVC pour sensibiliser les malades et leurs proches aux bons gestes à adopter pour prévenir les récidives.

Lancement d'une campagne pour prévenir les récidives d'AVC.

Chaque année en France, 130 000 personnes sont victimes d’un

AVC. Fatal pour 33 000 d’entre elles au cours du premier mois suivant l’accident, il entraîne un handicap léger ou modéré chez ¼ des victimes tandis qu’une sur trois ne peut plus marcher sans assistance. “Les séquelles les plus fréquentes sont des difficultés pour marcher, pour parler mais aussi des problèmes de mémoire et d’attention, voire de

dépression“, précise le Dr François Rouanet, neurologue à l’hôpital Pellegrin au CHU de Bordeaux.La sévérité des séquelles dépend essentiellement du délai de prise en charge de la victime. Comme l’explique le spécialiste, “plus nous allons vite dans la prise en charge d’une personne faisant un AVC, moins le cerveau est abîmé. Les séquelles sont par conséquent moins graves et le risque de mortalité sensiblement diminué“.Le risque de rechute d’un AVC varie de 30 à 43 %

Au-delà de la prise en charge immédiate, qui conditionne la gravité de l’atteinte, il faut savoir que le

risque de rechute est important, estimé entre 30 et 43 % à 5 ans. Il l’est particulièrement chez les personnes présentant des facteurs de risque, tels que l’

hypertension artérielle, le

tabagisme, l’

hypercholestérolémie, le

trouble du rythme cardiaque, la

fibrillation auriculaire ou encore le

diabète. Les patients ont donc tout intérêt à limiter au maximum leurs risques en suivant scrupuleusement leur traitement et en adoptant une bonne hygiène de vie. “Il faut manger de manière variée et équilibrée, avoir une activité physique régulière, réduire sa consommation d’alcool et arrêter le tabac pour les fumeurs“, conseille le Dr Rouanet.Certains hôpitaux, à l’instar du CHU de Montpellier, proposent des séances d’éducation thérapeutique au cours desquelles les patients apprennent, en groupe ou individuellement, les raisons pour lesquelles ils doivent bien suivre leur traitement, l’intérêt d’une bonne hygiène de vie… Des associations de patients proposent également un soutien aux patients et à leur entourage pour les aider dans leur quotidien, mais aussi une écoute à travers des permanences téléphoniques, des groupes de paroles, ainsi que différentes activités culturelles afin de rompre la solitude dans laquelle certains peuvent tomber. “Bien impliquer les patients dans leur traitement est un facteur majeur de cohérence de traitement, d’acceptation des médicaments et d’une meilleure observance“, assure le Pr Jean-Marc Davy, cardiologue au CHU de Montpellier.Dans cette optique, la Fédération Nationale France AVC et la Société Française Neuro-Vasculaire (SFNV), avec le soutien du laboratoire Bayer HealthCare, lancent une nouvelle campagne d’information “AVC Vite le 15, et après ?… La vie continue“. Diffusée sur plus de 500 radios et chaînes de télévision locales et web TV, il s’agit d’un programme de 10 chroniques d’une minute dans l’émission “Place à la Santé“. Par ailleurs, 10 spots radio seront diffusés sur France Bleu lors de la Journée mondiale contre l’AVC le 29 octobre.

Les signes de l’AVC Les trois symptômes qui doivent alerter sont un trouble de la parole, l’inertie d’un membre et la paralysie du visage. Certains patients peuvent également avoir des troubles de la vision, une perte d’équilibre, des pertes de connaissance ou encore souffrir de nausées, vomissements et maux de tête.
Devant de telles manifestations, le premier réflexe à avoir est d’appeler le 15.

Amélie PelletierSource : Dossier de presse de la Fédération Nationale France AVC, de la SFNV et de Bayer HealthCare, le 22 octobre 2013.

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