Les étudiants inscrits en première année universitaire fument plus qu’avant. Et ce tabagisme est plus fréquent chez ceux qui sont en couple. L’étude de l’Observatoire Régional de la Santé en région Paca, en collaboration avec les services de médecine préventive universitaire passe en revue les niveaux de consommation de tabac, d’alcool et de cannabis de ces jeunes étudiants et tente d’identifier les facteurs socio-économiques liés.

Après l’étude européenne Escapad qui avait, il y a quelques jours, conclu que les jeunes de 16 ans fumaient en général moins, mais buvaient plus, les chercheurs ont obtenu des résultats opposés pour les jeunes étudiants âgés de 18 à 24 ans.
Les résultats mettent en évidence un tabagisme en nette progression, qui augmente avec l’âge. La proportion de fumeurs est identique chez les garçons et les filles. De plus, vivre en couple avec un fumeur inciterait les jeunes, tout comme les sorties entre amis. Ils sont en moyenne 25 % à fumer quotidiennement et 32 % à le faire de façon occasionnelle.La consommation de cannabis montre une inégalité entre les sexes : 10 % des étudiants interrogés déclarent avoir consommé du cannabis à 10 reprises le mois précédent, contre 4 % des jeunes femmes. Il semblerait que le passage à l’université, souvent lié au départ de la demeure familiale, soit à l’origine de ce comportement chez les garçons.Quant à l’alcool, les étudiants sont deux fois plus nombreux à en consommer que les étudiantes. Ils étaient 11 % à en avoir bu au moins 10 fois au cours des 30 derniers jours, tandis qu’elles n’étaient que 5 %. Il en est de même pour les états d’ivresse : 31 % des garçons ont été ivres au moins une fois le mois précédent, contre 17 % des filles.L’utilisation d’alcool et de cannabis ne semble pas être influencée par l’âge et stagne, contrairement au tabac, dont l’usage augmente avec l’âge chez les garçons comme chez les filles.Cette étude menée sur 1 723 étudiants âgés en moyenne de 19 ans, issus de 6 universités différentes, toutes filiales confondues, montre que les facteurs socio-économiques ont peu d’influence sur la consommation de substances psychoactives. En revanche, financer ses études, avec l’aide de la famille ou d’une activité rémunérée est lié à une augmentation de la consommation d’alcool, de cannabis ou de tabac chez les jeunes femmes. Le stress lié à la gestion de ce double emploi du temps peut être invoqué. Mais cette étude ne permet pas de conclure à des liens significatifs entre la nature des études et la consommation de drogues, même si l’on observe que la filière littéraire est la plus associée à leur usage. Ce résultat ne peut être interprété si aisément, car il implique d’autres facteurs socio-économiques sous-jacents plus complexes. De plus, seuls les universitaires ont été interrogés.Ces recherches permettront, menées à l’échelle nationale, de mieux comprendre les comportements des jeunes face aux psychoactifs et d’ajuster les programmes de prévention.Source : Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire n°6 : “Facteurs socio-démographiques et économiques associés aux usages de tabac, d’alcool et de cannabis chez des étudiants en première année d’université en région Paca, 2005-2006“, InVS, février 2009Click Here: camiseta rosario central

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