Depuis leur autorisation en 1975, le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) n’a que peu varié en France métropolitaine. Le nombre d’IVG peut être évalué à 210 700 en 2004, contre 203 000 en 2003, soit une hausse moyenne annuelle de 1,8 % depuis 1995 et une augmentation de 3,6 % en 2004. La légère baisse observée en 2003 ne s’est donc pas confirmée en 2004. Le nombre d’IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans est ainsi passé à 14,6 contre 12,3 en 1995.
La part des IVG médicamenteuses continue de croître (42 % en 2004 contre 38 % en 2003). Malgré l’élargissement de cette pratique à la médecine de ville en juillet 2004, le recours à la voie médicamenteuse en cabinet libéral est encore peu répandu. On en compte ainsi 2 185 pour l’année 2004, soit 1 % de l’ensemble des IVG et 2,5 % des IVG médicamenteuse.
Au total, 75 % des IVG sont pratiquées chez des femmes âgées de 18 à 35 ans. Le nombre d’IVG chez les mineures, en constante progression depuis 1990, atteint 11 500 en 2004, soit une jeune fille de 15-17 ans sur 100. Les IVG restent plus fréquentes dans le sud-est de la France, en Ile-de-France et dans les départements d’Outre-mer.
Parallèlement à la hausse du nombre d’IVG, les méthodes contraceptives restent utilisées par 71 % des personnes ayant eu des rapports sexuels au cours des douze derniers mois. La contraception est aussi de plus en plus courante chez les jeunes, sachant que 68 % des 15-19 ans déclarent prendre la pilule et 56 % recourir aux préservatifs. En outre, la contraception d’urgence s’est très fortement développée depuis 1999, date à laquelle elle est devenue accessible en pharmacie sans prescription médicale, notamment chez les 15-24 ans, qui sont un tiers à déclarer y avoir eu recours.Source : Etudes et Résultats n°522 – Septembre 2006

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