Une femme sur 10 connaîtra au cours de sa vie un cancer du sein. Dépistage précoce et traitements sont essentiels pour vaincre la maladie. Mais difficile d’affronter seule cette épreuve, de supporter les traitements et de retrouver une vie normale après cette lutte. L’association Etincelle, crée en 2004, propose justement ce soutien qui fait cruellement défaut. Des soins esthétiques aux conseils nutritionnels en passant par la psy, cette petite structure redonne toute sa place au dialogue, aux rapports humains… et à la vie.

Un bâtiment en meulière au coeurd’Issy-les-Moulineaux, à l’entrée un petit panneauavec une flèche… l’association Etincelle est biendiscrète. Pourtant elle est une véritable lueurd’espoir pour toutes les femmes atteintes du cancer du sein.Reprendre confiance en soiL’association a été crée en octobre 2004 parJosette Rousselet-Blanc, journaliste médicale qui aelle-même affronté le cancer du sein. L’idées’est imposée lors de son combat : “On est atteinte dans sonimage, sa féminité, on a besoin de soutien, deparoles… Les femmes croient qu’elles ne seront plus jamais lesmêmes, qu’elles doivent faire le deuil de laséduction. Ce n’est pas vrai !“ souligne JosetteRousselet-Blanc. Pour affronter les difficultés et reprendreconfiance en soi, l’association propose gratuitement àtoutes les femmes concernées par le cancer du sein larencontre avec une diététicienne, une psychologue,une esthéticienne, une réflexothérapeute…Des conseils pour l’arrêt du tabac, des ateliers sur lescheveux et les ongles, etc. C’est une approchecomplémentaire de l’hôpital, un moyen de discuter deses difficultés, de ses angoisses et d’affronter la maladieet les effets secondaires des traitements (chute de cheveux, prisede poids…).La parole avant toutCertes, quelques hôpitaux ont commencé à mettreen place des consultations de psycho-oncologie et quelques soinsesthétiques. Mais cela reste notoirement insuffisant… Etles patientes ne viennent pas simplement pour un soin, ou unconseil diététique. Chez étincelle, c’estjustement la parole qui est au coeur de l’association. Car lesmédecins n’ont ni le temps, ni les moyens de le faire. Quantaux proches, “ils sont bien sûr là lorsqu’on en abesoin, mais il est souvent nécessaire d’en parler àquelqu’un qui comprend son parcours“. Lorsqu’elles arrivent lapremière fois, et qu’Isabelle Pugno coordinatrice, lesaccueille, elles ressentent ce besoin de parler : “Bien sûr,certaines se mettent à pleurer dans mon bureau, mais jepréfère qu’elles viennent pleurer ici, plutôtque de le faire seules chez elles“.Et lorsqu’elles attendent pour leur rendez-vous, les conversationsse lient, les paroles volent, les éclats de rires sontfréquents. “Certaines ne se connaissaient pas le matin, etpartent déjeuner ensemble le midi“ confie Isabelle Pugno. Etil n’est pas rare qu’elles arrivent en avance aux rendez-vous, ettraînent bien après… “Elles sont bien ici“ souligneJosette Rousselet-Blanc.Partager ses expériencesDans ce dialogue, la psychologue est essentielle. Bien sûr,pas question de proposer une thérapie à chaque femmequi vient. “Je les vois cinq à six fois, je les conseille,je les oriente. Je les aide à évacuer cette surchargede stress et d’angoisse“ déclare Catherinee Adler-Tal,psychologue d’Etincelle. Et pour celles qui ont besoin d’un suiviplus long, plus poussé, elle les oriente vers unspécialiste à même de répondre àleurs attentes. A noter, les femmes viennent parfois en couple. Cequi permet d’aborder avec le conjoint les problèmes decouple qu’engendrent la maladie et les traitements. Toujours dansun but d’échange, les groupes de paroles sontorganisés une fois par mois. Là, chacune pourra selivrer, partager ses expériences et dire ce qu’elle a sur lecoeur. Ils rencontrent un franc succès.Indispensable pour les patientesLe moins que l’on puisse dire, c’est qu’étincellerépond aux besoins des femmes. A peine trois moisaprès son lancement, l’association est victime de sonsuccès. Il a fallu doubler le temps de présence desspécialistes ! Pour Simone, l’une des premièresà avoir bénéficié d’Etincelle, l’actionde l’association est fondamentale : “Je me sentais mal dans mapeau, j’avais l’impression qu’on ne me regardait plus. Aujourd’hui,je me sens comme libérée, je recommence à memaquiller… et j’ai perdu trois kilos !“. Elle soulignel’écoute et les échanges, y compris avec les autrespatientes : “On peut se confier ici, on sait ce que l’autre avécu et on connaît ses besoins. Les discussions sontfranches, spontanées et c’est très important“.D’ailleurs, plusieurs patientes n’hésitent pas àrevenir en tant que bénévoles, pour aider lesnouvelles mais aussi peut-être garder un lien avecl’association…Plus de moyens…Pour l’instant, un seul centre existe en France. Alors biensûr, le but d’Etincelle est de faire des émules enrégion. Mais difficile de réunir les financements,d’organiser une équipe… surtout lorsque le premier centreen est encore à ses débuts… Déjà, ilmanque des spécialistes (un kinésithérapeutepar exemple). Néanmoins, l’association va de l’avant, etprévoit déjà plusieurs évolutions.Ainsi, des intervenants extérieurs seront invités,des groupes de paroles spécifiques sont envisagés(pour les femmes de moins de 35 ans par exemple)… Comme lesouligne Isabelle Pugno, “les femmes qui viennent àEtincelle nous remercient d’avoir crée l’association, maisce sont elles qui doivent être saluées pour laleçon de courage qu’elles nous donnent“.Alain SousaEtincelle – 27 bis avenue Victor Cresson – 92130Issy-les-MoulineauxTel. : 01 55 95 70 33 – Mail : etincelle@etincelle.asso.fr – Web :www.etincelle.asso.frClick Here: cheap Cowboys jersey

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