Les femmes sont de plus en plus vulnérables au cancer dupoumon, telle est la principale conclusion de la plus grandeétude épidémiologique sur cette maladie.
Réalisée par le Collège des Pneumologues desHôpitaux Généraux (CPHG), cette enquête amis à contribution pendant un an près de 150 servicesde pneumologie des centres hospitaliers généraux deFrance, avec le soutien des laboratoires Bristol-Myers Squibb.
Résultat : 5 667 nouveaux cas de cancers du poumon ontété collectés en un an, soit un quart del’ensemble des cas de cancers bronchiquesdiagnostiqués pendant cette période. 40 % sontd’anciens fumeurs, 52 % des fumeurs actifs et 7 % desnon-fumeurs. Le risque de cancer semble donc diminuer pluslentement que prévu après l’arrêttabagique. L’âge moyen des victimes était de 64ans avec 84 % d’hommes et 16 % de femmes.
Pendant l’année 2000, le nombre de cancers du poumonféminins a augmenté de 16 % contre seulement 11 % en1993. L’augmentation de l’incidence de cette maladiechez l’homme a été de 20 % sur 20 ans, contre75 % pour les femmes durant la même période.
Au premier rang des responsables, l’augmentation du tabagismeféminin. Mais selon le Dr François Blanchon, chef duservice de pneumologie à Meaux, “la quantité de tabacfumé et la durée de consommation tabagique sontmoindres chez les femmes que chez les hommes. Ce résultatssous-tend une vulnérabilité biologique et/ougénétique du sexe féminin face au tabac“.
De plus, la proportion de femmes non-fumeuses atteintes de cancerdu poumon est de 32 % contre seulement 2,5 % pour les hommes…“Le tabagisme passif pourrait expliquer en partie la survenue ducancer pulmonaire dans la population féminine“ souligne lespécialiste.
Aux Etats-Unis et depuis peu en Grande-Bretagne, le cancer dupoumon est le cancer le plus meurtrier chez les femmes devant lecancer du sein.

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