Jeudi soir, le président de la République a annoncé le maintien des élections municipales et la fermeture des crèches, écoles, lycées et universités "jusqu’à nouvel ordre" pour "protéger" les enfants et "réduire la propagation" du coronavirus. Des mesures exceptionnelles pour les salariés et les entreprises ont également été annoncées.

Sommaire

  1. Les principales mesures annoncées par Emmanuel Macron
  2. La fermeture des établissements scolaires
  3. Favoriser le télétravail, mesures exceptionnelles et massives de chômage partiel…
  4. Limiter “au strict nécessaire” leurs déplacements
  5. Organisation sanitaire face à “la plus grave crise sanitaire depuis un siècle”
  6. Une urgence sanitaire et économique

Déplacements à limiter au maximum, crèches, écoles et universités fermées à partir de lundi: la lutte contre le nouveau coronavirus prend un tournant après l’appel lancé par Emmanuel Macron à “faire bloc” pour freiner l’épidémie qui commence à mettre la France au ralenti.Les principales mesures annoncées par Emmanuel MacronEmmanuel Macron a rendu un vibrant hommage aux médecins et aux personnels hospitaliers, en première ligne face à l’épidémie de coronavirus qualifiée de “plus grave crise sanitaire depuis un siècle“. Après avoir réuni le comité scientifique dédié à la lutte contre l’épidémie de coronavirus, le président a annoncé :

  • Le maintien du premier tour des élections municipales à dimanche, mais en prévoyant des aménagements pour éviter une longue attente aux personnes âgées, les plus vulnérables au virus. Cette décision s’est faite après consultation de l’opposition et du président du Sénat Gérard Larcher. Quelques heures après la fin de l’allocution présidentielle, la maire de Paris Anne Hidalgo a convoqué pour vendredi une réunion de crise pour “tirer toutes les conséquences” des décisions annoncées par Emmanuel Macron. Les maires de Nantes Johanna Rolland et de Bordeaux Nicolas Florian ont annoncé jeudi soir qu’ils suspendaient leur campagne électorale pour se consacrer à la mise en oeuvre des mesures de lutte contre le nouveau coronavirus;
  • La fermeture des établissements scolaires ;
  • La mise en place de mesures exceptionnelles et massives de chômage partiel.

La fermeture des établissements scolairesLe président de la République a annoncé la fermeture des crèches, écoles, lycées et universités “jusqu’à nouvel ordre” pour “protéger” les enfants et “réduire la propagation” du coronavirus. “Un service de garde sera mis en place région par région” pour que les personnels “indispensables à la gestion de la crise sanitaire” puissent “faire garder leurs enfants et continuer d’aller au travail“.Juste après l’intervention du Président, le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a tenté d’être rassurant : “Cette mesure, nous y sommes préparés, nous avons mis en place des mesures de continuité administrative et pédagogique. La France a des atouts, le Cned (…) L’ensemble des directeurs de France et ceux qui travaillent avec eux sont préparés pour accompagner les établissements et les écoles dans la gestion de cette nouvelle phase. Ce qui est très important je le répète c’est qu’aucun enfant ne soit au bord du chemin“. Jusqu’à quand la fermeture des écoles sera-t-elle maintenue ? “Jusqu’à nouvel ordre (…) Ça dépendra des données épidémiologiques. Je continuerai à faire des points régulièrement” a précisé le ministre.Favoriser le télétravail, mesures exceptionnelles et massives de chômage partiel…Pour protéger les salariés et les entreprises face à l’épidémie de coronavirus, le président a annoncé que : “Dès les jours à venir, un mécanisme exceptionnel et massif de chômage partiel sera mis en oeuvre” qui ira “beaucoup plus loin” que les annonces déjà faites par le gouvernement pour “préserver les emplois et les compétences“.Pour les entreprises, le président a tenu à rassurer : “L’Etat prendra en charge l’indemnisation des salariés contraints à rester chez eux (…) Toutes les entreprises qui le souhaitent pourront reporter sans justification, sans formalité, sans pénalité le paiement des cotisations et impôts dus en mars“.Le président a également demandé au gouvernement de préparer “un plan de relance national et européen“, jugeant que les décisions prises par la Banque centrale européenne ne seraient pas “suffisantes“.Déjà 3.600 entreprises ont demandé à bénéficier de mesures de chômage partiel pour environ 60.000 salariés, selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Le tourisme, la restauration, l’événementiel et les transports sont particulièrement touchés. Limiter “au strict nécessaire” leurs déplacementsLe président de la République a demandé à tous les Français de limiter au “strict nécessaire” leurs déplacements. Plus spécifiquement pour les personnes âgées de plus de 70 ans et les plus fragiles atteints de maladies chroniques, de handicap…, les conseils sont de rester chez eux.Selon le Président, il s’agit de “la plus grave crise sanitaire qu’aie connu la France depuis un siècle“. A ce jour, le bilan est de 61 décès et 2876 personnes infectées (soit près de 600 de plus en 24 heures) dont 129 cas graves placés en réanimation.Organisation sanitaire face à “la plus grave crise sanitaire depuis un siècle”Par précaution, le gouvernement a demandé la “déprogrammation immédiate des interventions chirurgicales non urgentes” afin de libérer des lits en réanimation, en salles de réveil et du personnel qualifié, conformément au stade 2 du “plan blanc” des hôpitaux. “Tous les moyens nécessaires” à la santé seront employés “quoi qu’il en coûte“, a insisté le Président, vantant au passage les vertus de l’Etat-providence.Face à l’accélération des contaminations, en France mais plus encore chez ses voisins italiens et espagnols, la journée de jeudi a clairement marqué un tournant et mobilisé le sommet de l’État et le gouvernement.De nombreuses inconnues subsistent autour de ce virus ont relevé des experts qui redoutent l’avenir. Le Pr Éric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à la Salpêtrière, a prévenu mercredi soir que “les (services de) réanimation se remplissent de manière extrêmement rapide (…) Je vois ce qui se passe dans mon hôpital et c’est la même chose à Strasbourg, à Vannes… On sait qu’on n’en est qu’au début” a-t-il assuré sur LCI.Le ministre de la Santé a assuré en retour que toute la stratégie du gouvernement consistait depuis le début à “préparer les hôpitaux pour éviter que (la situation) soient trop tendue” et à freiner la propagation.En plus des foyers déjà identifiés notamment dans le Morbihan, le Haut Rhin, l’Oise ou la Corse, un nouveau point de contamination a été annoncé mercredi dans l’agglomération de Montpellier et un premier cas a été détecté jeudi en Guadeloupe. Mais la situation est aussi particulièrement tendue dans le Rhône, à Francheville près de Lyon et dans le quartier lyonnais de la Croix-Rousse, où deux établissements gériatriques ont enregistré deux décès chacun en 24 heures.Une urgence sanitaire et économiqueA ce stade, l’urgence sanitaire se double d’une urgence économique, illustrée notamment par la débâcle historique des places boursières : Paris a ainsi connu la plus forte chute de son histoire, clôturant à -12,3%.L’Olympia, après bien d’autres, a annoncé jeudi sa fermeture jusqu’au 15 avril en raison de l’interdiction des rassemblements de plus de 1.000 personnes. Et Iggy Pop a reporté sa tournée la France d’avril à Septembre.Dans le sport, le handball et volley ont décidé de se mette à l’arrêt. La Fédération française de football (FFF) a suspendu toutes ses compétitions et activités “jusqu’à nouvel ordre”, à commencer par la D1 féminine.La Ligue de football professionnel doit se réunir vendredi matin pour décider ou non de suspendre la L1 et la L2, ces deux compétitions étant pour le moment prévues à huis clos.Click Here: camiseta seleccion argentina

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